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Joomy : le cabinet qui recrute les RH comme personne
Bonjour Jeremy, peux-tu nous présenter ton parcours et la manière dont Joomy s’est construit ?
J’ai un parcours presque entièrement réalisé en Cabinet de Recrutement. J’ai commencé autour de 2009-2010, puis je suis resté plusieurs années chez un grand cabinet anglo-saxon, où je pilotais notamment la practice Ressources Humaines. C’est là que j’ai commencé à voir à quel point le recrutement de profils était un sujet à part entière, avec des attentes, des enjeux et des réalités très spécifiques.
En 2017, j’ai créé Joomy avec une idée simple : construire un cabinet ultra-spécialisé sur la fonction RH. À l’époque, beaucoup pensaient qu’il n’y avait pas assez de volume pour en faire une activité viable. Mais de mon point de vue, il y avait justement un manque très clair sur le marché. On pouvait trouver des cabinets généralistes, ou des divisions RH dans de plus grosses structures, mais pas vraiment de marque forte, visible et entièrement dédiée à cet univers.
Petit à petit, l’activité a grandi. Ensuite, nous avons lancé Speen, une marque dédiée aux métiers sales, principalement dans l’écosystème tech. Puis nous avons rejoint Yotta, cabinet spécialisé dans le recrutement par recommandation des experts Data, AI, Product, créé par [Yotta] Issam Lahouasnia, avec qui nous avons construit un ensemble cohérent. Aujourd’hui, nous nous définissons comme une boutique de recrutement multispécialisée, avec trois marques commerciales complémentaires, autour de trois expertises : les RH, les sales et la tech. Nous intervenons à la fois en recrutement et en management de transition.
Quelle était ton intuition de départ en lançant Joomy ?
Le point de départ, c’était un constat très concret : recruter un DRH, par exemple, est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Derrière un même intitulé de poste, on peut avoir des périmètres, des cultures d’entreprise et des attentes radicalement différents. Il ne suffit pas de connaître le métier de loin. Il faut en comprendre les subtilités, parler le même langage que les candidats, et être capable de créer une vraie proximité avec cet écosystème.
C’est ce vide-là que Joomy est venu combler. Mon intuition, c’était qu’un cabinet pouvait devenir réellement pertinent à condition d’assumer une spécialisation profonde, et pas simplement un positionnement marketing. Cette spécialisation devait permettre à la fois d’être crédible auprès des entreprises et légitime auprès des candidats.
Avec le temps, cette intuition s’est confirmée. La spécialisation est restée notre socle, même si nous avons ensuite élargi notre terrain de jeu avec d’autres marques.
Comment êtes-vous structurés aujourd’hui ?
Nous sommes aujourd’hui une douzaine de personnes, basées à Paris. L’organisation est assez simple et volontairement lisible. Nous travaillons avec des consultants seniors spécialisés, chacun rattaché à une expertise ou à une marque. Cette spécialisation est centrale chez nous : chaque consultant connaît en profondeur le marché sur lequel il intervient.
Nous avons aussi une directrice des opérations, qui pilote l’organisation des recrutements, et une responsable marketing et communication, [Joomy] Nina Menesclou qui joue un rôle important, notamment sur toute la partie événementielle et animation de communauté.
Notre fonctionnement reflète assez bien notre manière de développer l’activité. Nous ne sommes pas une structure très orientée prospection agressive ou démarchage à froid. En revanche, nous avons beaucoup investi dans le contenu, l’événementiel et la qualité des relations dans la durée. C’est un modèle plus patient, mais aussi plus cohérent avec notre positionnement.
Quels types de clients accompagnes-tu aujourd’hui ?
Historiquement, nous avons beaucoup travaillé avec des start-ups et des scale-ups tech. À un moment, cela représentait la très grande majorité de notre activité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Nous continuons évidemment à accompagner cet écosystème, mais notre portefeuille s’est élargi.
Nous travaillons désormais aussi bien avec de grandes entreprises qu’avec des PME ou des ETI, y compris dans des environnements plus industriels. Ce qui unit nos missions, ce n’est pas tant le secteur ou la taille de l’entreprise que la nature des postes à pourvoir et le niveau d’exigence associé.
C’est d’ailleurs un point important dans notre positionnement : nous sommes davantage structurés par la spécialisation métier que par une spécialisation sectorielle stricte. Sur Speen, par exemple, le cœur de métier reste le recrutement de profils sales dans la tech, même si certaines missions nous amènent parfois à élargir le périmètre.
Comment développes-tu ton activité et ta visibilité ?
Le bouche-à-oreille joue un rôle important. Le contenu aussi. Mais l’un de nos vrais marqueurs, ces dernières années, c’est la communauté que nous avons bâtie autour des DRH.
Nous animons aujourd’hui un cercle d’une cinquantaine de DRH, avec une logique très particulière : nous avons voulu en faire une safe place, pas une vitrine. Dans beaucoup de communautés, il y a une forte dimension d’exposition. Nous avons plutôt pris le parti inverse. L’idée est de proposer des moments de qualité, utiles, inspirants, dans lesquels les participants peuvent échanger librement, sans se demander comment cela sera repris ou mis en scène ensuite.
Concrètement, nous organisons des événements très variés, parfois très originaux : visite des coulisses de Disney avec le DRH du groupe, répétition d’orchestre symphonique, cours d’improvisation… Le but n’est pas d’enchaîner les formats convenus, mais de créer de vrais moments de rencontre et de réflexion.
Cette communauté est devenue l’une de nos plus belles réussites récentes. Elle nourrit naturellement notre visibilité, notre crédibilité et, à terme, notre acquisition. Mais elle fonctionne justement parce qu’elle n’a pas été pensée comme un simple levier commercial.
[Joomy] Christophe Sausse @IKKSQu’est-ce qui fait la différence de Joomy sur un marché très concurrentiel ?
La première différence, c’est la profondeur de notre spécialisation. Sur Joomy nous avons construit une marque entièrement dédiée à la fonction RH. C’est un positionnement rare, et surtout un positionnement que nous avons poussé très loin dans la manière de travailler, de parler au marché et d’animer notre écosystème.
La deuxième différence, c’est notre niveau d’exigence sur les missions que nous acceptons. Nous intervenons principalement sur des recrutements complexes, souvent stratégiques, avec un vrai enjeu de qualité de matching. Cela suppose de prendre le temps de comprendre le besoin, de cadrer la mission et d’assumer une posture de conseil.
Enfin, il y a notre capacité à créer de la confiance dans la durée. Nous ne cherchons pas simplement à exécuter une mission. Nous cherchons à devenir un partenaire identifié, fiable, capable d’accompagner un client à plusieurs moments de sa trajectoire.
Y a-t-il des signaux qui te font dire qu’une mission n’est pas faite pour toi ?
Oui, bien sûr. Ce n’est pas tant une question de typologie d’entreprise qu’une question de signaux dès le départ.
Par exemple, nous travaillons avec un niveau d’engagement réciproque. Nous ne voulons pas être perçus comme un cabinet qu’on active “gratuitement” parmi plusieurs autres, en attendant de voir ce qui ressort. Quand un client refuse toute forme d’engagement ou cherche à négocier excessivement dès le premier échange, ce n’est généralement pas très bon signe.
Il y a aussi un autre point d’attention : les missions que l’on veut lancer dans l’urgence, sans vrai cadrage. Quand on nous dit qu’il n’y a pas besoin de kick-off, qu’une fiche de poste suffit et qu’il faut démarrer immédiatement, c’est souvent le symptôme d’un besoin mal posé. Et très souvent, ce sont aussi les missions qui deviennent floues ou qui s’interrompent rapidement.
Nous préférons les recherches bien préparées, bien comprises et bien construites dès le départ. C’est ce qui permet ensuite de bien délivrer.
Justement, comment travailles-tu la satisfaction client au quotidien ?
Pour moi, la satisfaction client commence par quelque chose de très simple : bien recruter, rapidement, avec de la visibilité. Ce que les entreprises détestent, c’est devoir relancer leur cabinet pour savoir où en est la mission. Nous avons donc beaucoup travaillé sur ce point.
Nous avons digitalisé une partie importante de notre fonctionnement, notamment via un dashboard partagé dès le début de la mission. Le client peut y suivre l’avancement de la recherche, voir les profils approchés, comprendre où nous en sommes dans le process. Cela évite les boucles de mails interminables et donne un vrai confort de pilotage.
Mais l’outil ne suffit pas. Une mission bien délivrée, c’est d’abord une mission bien cadrée. Nous avons donc mis en place des livrables et des méthodes de cadrage dès le lancement, pour que tout soit clair très tôt : le besoin réel, les critères, les attendus, les étapes. C’est cette combinaison entre structure, visibilité et qualité d’exécution qui permet de créer une expérience client solide.
Quand tu parles de culture client, qu’est-ce que cela signifie chez vous ?
Je parlerais surtout de trois choses : la réactivité, la posture et le sens du service.
La réactivité est non négociable. Un client ne doit pas rester sans réponse. Cela ne veut pas dire être dans la précipitation permanente, mais cela veut dire être présent, disponible et fiable. C’est un marqueur très fort dans la relation.
En parallèle, nous tenons beaucoup à la posture de conseil. Être au service d’un client ne veut pas dire tout accepter. Au contraire, il faut parfois savoir dire non, recadrer, ralentir, reformuler. Être utile, ce n’est pas exécuter aveuglément ; c’est accompagner avec discernement.
C’est cet équilibre que nous essayons d’installer en interne : être très réactifs, très engagés, mais sans renoncer à notre exigence ni à notre capacité de conseil.
As-tu un exemple concret qui illustre cette approche ?
Oui, très clairement. L’un de nos plus gros clients est arrivé par un message envoyé via notre site en milieu d’après-midi. J’ai rappelé quasiment immédiatement. Cette rapidité a compté, bien sûr, mais ce n’est pas seulement ça qui a fait la différence.
Lors de cet échange, le client voulait me faire le brief immédiatement au téléphone. J’ai préféré lui proposer autre chose : fixer un rendez-vous dès le lendemain, en physique, pour prendre le temps de comprendre réellement le besoin. Ce choix résume bien notre manière de travailler. Être réactif, oui. Mais sans sacrifier la qualité du cadrage.
La suite a renforcé cette première impression : les recrutements ont été menés rapidement, la relation s’est installée, puis elle a duré. Depuis, ce client nous a suivis dans différentes entreprises et la relation est devenue extrêmement forte. C’est un bon exemple de ce que nous cherchons à construire : une confiance fondée à la fois sur la qualité d’exécution et sur la justesse de la relation.
Quelles sont tes actualités et tes ambitions pour la suite ?
L’une des grandes étapes récentes a été la fusion juridique de nos différentes entités, tout en conservant trois marques commerciales distinctes. C’était une évolution importante pour clarifier notre organisation et consolider l’ensemble.
Nous avons aussi lancé une nouvelle marque, Turtleneck, dédiée au recrutement de dirigeants. Elle regroupe notre savoir-faire sur les recrutements exécutifs du groupe et vise à rendre cette expertise encore plus lisible. L’idée est simple : lorsque nous sommes sollicités pour des rôles de direction générale, de direction produit, de direction technique ou d’autres fonctions stratégiques, nous voulons pouvoir nous appuyer sur une marque clairement identifiée, pensée pour cet univers.
Pour la suite, l’ambition est assez claire : continuer à consolider ce que nous avons construit, améliorer encore nos process, intégrer davantage d’outils et d’IA pour fluidifier notre travail, et poursuivre notre montée en gamme sur des rôles de plus en plus stratégiques. Nous avons déjà beaucoup progressé sur ce point, et nous voulons continuer à faire évoluer notre positionnement dans cette direction.
Au fond, notre enjeu n’est pas de grossir à tout prix. C’est de devenir encore meilleurs dans ce que nous faisons, avec plus de précision, plus de valeur ajoutée, et toujours plus de confiance dans la relation client.
magasin parfait.
Pour en savoir plus :
consultez les avis clients de Joomy
ou rendez-vous sur le site internet de Joomy
Ecrit par :
Thomas Nanterme
Co-fondateur La plateforme d'avis et de recommandations B2B sur 106 avis clients Authentifiés par Trustfolio Lyon, Paris
Avec la contribution de :
Jeremy Gautret
CEO Joomy est le cabinet d’Executive Search ultra spécialisé dans les métiers des Ressources Humaines.
sur 15 avis clients Authentifiés par Trustfolio
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