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Comment transformer une donnée réglementaire en information utile pour les professionnels de l’immobilier ? Laurent Vella raconte comment Preventimmo conjugue technologie, expertise métier et proximité client au sein du groupe Septeo.

Preventimmo: un regard humain sur les données immobilières

Comment transformer une donnée réglementaire en information utile pour les professionnels de l’immobilier ? Laurent Vella raconte comment Preventimmo conjugue technologie, expertise métier et proximité client au sein du groupe Septeo.
Raphaëlle Camus
Raphaëlle Camus
Customer Success Manager Associée chez
trustfolio
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lundi 28 septembre 2026

Bonjour Laurent, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours jusqu’à Preventimmo ?

Je suis @Laurent Vella, directeur général de Preventimmo, une filiale du groupe Septeo rattachée au pôle notaire.

J’ai un parcours d’entrepreneur, après une formation en école de commerce. J’ai créé une première entreprise, puis une deuxième, Avelia, avec laquelle j’ai rejoint Septeo en 2021. Avelia a ensuite intégré le groupe Eurofiber, dans les télécoms, aux côtés d’autres sociétés issues de Septeo.

À la fin de cette aventure, entre fin 2024 et début 2025, j’ai retrouvé le groupe Septeo, avec lequel j’avais conservé de bons contacts. Un poste était ouvert chez Preventimmo, avec plusieurs défis à relever sur le produit, les métiers, l’organisation et les ressources humaines.

Ce qui m’a marqué en arrivant, c’est la profondeur de l’expertise des équipes. Je ne suis pas moi-même un spécialiste de l’urbanisme ou des risques environnementaux : je m’appuie sur des personnes qui connaissent ces sujets et j’apprends tous les jours à leurs côtés.

Comment se positionne Preventimmo au sein du groupe Septeo ?

Septeo est un éditeur de logiciels B2B, avec une connaissance approfondie des métiers de ses clients et de leurs processus de travail. Le groupe accompagne notamment les notaires, les avocats, les agents immobiliers et les commissaires de justice, mais aussi les professionnels de l’hôtellerie.

Chez Preventimmo, nous avons une particularité : notre activité repose sur la donnée réglementaire et sur la production de documents qui contribuent à sécuriser les transactions immobilières. Nous éditons notamment des états des risques et pollutions, que les notaires peuvent annexer à leurs actes, ainsi que des documents liés à l’urbanisme.

Nous collectons des données auprès de différentes sources, nous les vérifions, nous les croisons, puis nous les transformons en documents utilisables par nos clients.

C’est ce travail de transformation qui fait la richesse de notre métier. Derrière le document final, il y a des outils, des contrôles et beaucoup d’expertise humaine.

Aujourd’hui, comment sont organisées les équipes de Preventimmo ?

Nous sommes une centaine de personnes, pour environ treize millions d’euros de chiffre d’affaires. L’organisation s’articule autour de trois grands ensembles.

Le premier rassemble les fonctions administratives, commerciales et marketing. Le deuxième réunit la technologie et le produit. Il occupe une place importante, puisque nous disposons d’une infrastructure de données et d’outils pour collecter les informations, les corriger et les rendre exploitables.

Le troisième ensemble, que nous appelons le delivery, prend en charge la production des données et des documents, ainsi que le support client. On y trouve des rédacteurs, mais aussi des collaborateurs qui vont, par exemple, contacter une mairie pour récupérer une information.

Depuis mon arrivée, j’ai surtout cherché à faire davantage travailler ces équipes ensemble. Les compétences étaient déjà présentes, tout comme la connaissance des métiers de nos clients. L’enjeu est de les faire se rencontrer plus naturellement autour de projets communs.

À quelles problématiques réponds-tu avec les équipes de Preventimmo ?

Nous intervenons principalement sur les risques environnementaux et l’urbanisme. Ce sont des sujets très concrets pour les professionnels qui accompagnent une vente, une acquisition ou une location.

Les obligations de débroussaillement en sont un exemple. Pour comprendre la situation d’un bien, il peut être nécessaire de croiser plusieurs données, des textes et des cartes. Une information isolée ne permet pas toujours d’appréhender l’ensemble du sujet.

Nos clients ont besoin de documents, mais ils ont aussi besoin de comprendre ce que contiennent ces documents et ce que cela implique dans leur travail. C’est là qu’interviennent notre support, notre service d’expertise métier et nos rédacteurs.

Parfois, la demande est urgente : un document a été oublié et il faut le fournir rapidement. Dans d’autres cas, le client souhaite comprendre pourquoi notre analyse apporte une nuance par rapport à une information consultée dans une base publique. Je considère que cette capacité à expliquer fait pleinement partie du service que nous rendons.

[Preventimmo] Fatima H. @pargade.notaires.fr

Qu’est-ce qui fait, selon toi, la différence de Preventimmo sur son marché ?

Je mettrais d’abord en avant notre connaissance des données et du métier de ceux qui les utilisent. Nous avons des collaborateurs capables de comprendre à la fois l’information réglementaire et les enjeux qu’elle représente pour un notaire ou un diagnostiqueur immobilier.

Les bases publiques sont de très bons outils. Mais notre travail consiste à aller plus loin : vérifier les informations, les compléter et les replacer dans leur contexte. Nous pouvons aussi expliquer à un client pourquoi une donnée mérite son attention et comment la lire.

Cette expertise s’est construite au fil d’une quinzaine d’années d’expérience. Elle nous permet de questionner les informations que nous recevons et de constituer nos propres données.

J’y vois une combinaison essentielle : la technologie nous aide à collecter et à traiter l’information, tandis que l’expertise métier permet de l’interpréter. C’est cette articulation qui donne sa valeur à notre travail.

Quels clients accompagnes-tu, et quelles attentes ont-ils en commun ?

Les notaires représentent la majorité de notre activité, autour de 70 %, suivis des diagnostiqueurs immobiliers. Nous travaillons également avec des agents immobiliers, des avocats, des acteurs de la gestion locative et du logement social. Certains clients, comme les banques, les assurances ou les éditeurs de logiciels, peuvent aussi avoir besoin de données directement exploitables.

Je trouve difficile de définir un client idéal, parce que les usages sont très différents. Un éditeur cherche des données pour enrichir ses propres outils. Un notaire a besoin d’un ensemble de documents variés, avec une information lisible qu’il pourra expliquer à son client. Un diagnostiqueur attend une très forte réactivité sur un périmètre documentaire plus ciblé.

Dans le cas du notaire, il faut aussi penser à la personne qui se trouve en face de lui. Notre client est le professionnel, mais l’information concerne, au bout du compte, son propre client. Il faut donc savoir alerter et informer sans provoquer une inquiétude disproportionnée.

Le point commun entre ces attentes, c’est la rapidité d’accès à l’information et sa fiabilité. Chaque métier a ses contraintes, mais ces deux exigences reviennent toujours.

Quelle place accordes-tu à la satisfaction client dans ton rôle de dirigeant ?

Je tiens d’abord à préciser que cette culture existait bien avant mon arrivée. La satisfaction client était déjà élevée, et le sens du service est profondément présent dans les équipes.

Cela se voit dans des réflexes très concrets : connaître les attentes d’un notaire, adapter la manière de lui répondre, relire une information et la vérifier avant de la transmettre. Cette attention fait partie du travail quotidien.

Mon rôle consiste à entretenir cette culture, à la structurer et à faire évoluer les outils qui la soutiennent. Nous travaillons notamment à l’intégration de chatbots et de callbots pour améliorer l’accueil des demandes et automatiser ce qui peut l’être.

Je vois l’entreprise comme un organisme vivant. Son organisation doit être ajustée à mesure que les besoins évoluent. Le service client suit la même logique : il faut continuellement regarder ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré et ce qui peut être simplifié.

Nous échangeons déjà tous les jours avec nos clients. Aujourd’hui, je souhaite aussi mieux structurer leurs retours et donner davantage de visibilité à leurs témoignages.

Comment cette exigence se traduit-elle dans l’accompagnement quotidien ?

Je la retrouve dans la volonté d’apporter la même qualité de travail à chaque client.

Nous avons quelques grands comptes, mais aussi beaucoup de clients dont les commandes peuvent représenter des montants modestes. Cela ne change pas l’exigence que nous devons avoir. Un document réglementaire peut avoir des conséquences importantes, quelle que soit la taille du client qui le commande.

Je me suis reconnu dans cette philosophie en arrivant chez Preventimmo, parce que c’était déjà la mienne auparavant. La qualité d’un document ne doit pas dépendre du poids commercial de son destinataire.

C’est aussi pour cette raison que je n’ai pas spontanément un grand projet client à mettre en avant. Une grande partie de notre travail se joue dans la continuité du service, dans les documents que nous produisons chaque jour et dans les réponses que nous apportons.

[Preventimmo] Michel NEGRE @MIDEX

Quels projets récents illustrent le mieux l’évolution de Preventimmo ?

Je retiendrais deux projets : notre plateforme de données et notre charte pour la confiance en la donnée règlementaire.

La plateforme a été construite autour d’un premier socle développé en quelques semaines avec l’arrivée de notre nouveau responsable produit et technologie. Nous l’avons ensuite enrichie de nombreuses fonctionnalités, en nous appuyant sur des essais, des tests et des retours clients.

Elle traduit une évolution importante de notre approche : le document est une manière de restituer notre travail, mais les données peuvent aussi être utiles directement dans les activités quotidiennes de nos clients. Un diagnostiqueur peut, par exemple, s’en servir pour préparer une mission ou un devis, ou pour mieux comprendre son environnement de prospection.

La charte répond à un autre besoin : rendre explicites les engagements que nous prenons sur la qualité de la donnée réglementaire. Beaucoup d’initiatives existaient déjà dans les différents services. Nous les avons rassemblées pour mieux formaliser et expliquer notre démarche.

Ce dont je suis particulièrement fier, c’est la dimension collective de ces projets. Le marketing, le produit, la technologie et le delivery y contribuent chacun. La question centrale devient ce que nous apportons au client, et chacun y prend sa part.

Y a-t-il un retour client qui t’a particulièrement marqué ?

Oui, lors d’un salon de diagnostiqueurs immobiliers. Des clients sont venus sur notre stand simplement pour nous saluer. Certains nous expliquaient qu’ils travaillaient avec nous depuis dix ans et nous demandaient de transmettre leur bonjour à une personne du support ou de l’administration des ventes.

Ils n’avaient pas de demande particulière. Ils souhaitaient simplement témoigner de leur attachement aux personnes avec lesquelles ils échangeaient.

J’ai trouvé cela très fort, d’autant qu’ils n’avaient parfois jamais rencontré ces collaborateurs. La relation s’était construite par téléphone ou par mail, à propos d’une facture, d’un document ou d’une explication.

Au support, les échanges commencent souvent par un problème à résoudre. Voir qu’ils peuvent déboucher sur une relation aussi durable m’a beaucoup marqué. C’est une expression très concrète de la place du service client chez Preventimmo.

Quelles ambitions souhaites-tu porter pour la suite ?

Je veux amplifier ce que nous avons engagé. La plateforme de données constitue une base sur laquelle nous pouvons encore construire beaucoup de fonctionnalités.

Nous avons aussi lancé plusieurs projets internes pour automatiser les tâches chronophages qui apportent peu de valeur. Les premiers résultats montrent que cela permet de préparer le travail des experts et d’augmenter leur capacité de production.

Je tiens à conserver l’humain dans ce fonctionnement. Ce qui m’intéresse, c’est l’équilibre entre la technologie et l’expertise métier : utiliser les outils pour aider les équipes à mieux travailler, tout en maintenant leur intervention dans le traitement et l’analyse de l’information.

Des évolutions destinées aux clients sont également en préparation. Il est encore trop tôt pour les détailler, mais nous sommes au début de ce que cette approche peut nous permettre de développer.

Pour terminer, quelle phrase résume le mieux ta vision de Preventimmo ?

Un notaire m’a dit un jour que ce qu’il aimait chez Preventimmo, c’était « un regard humain sur les cartes ». J’ai retenu cette formule, parce qu’elle exprimait très bien ce que nous faisons.

Je l’élargirais aujourd’hui à « un regard humain sur les données ».

Nous avons des outils et une capacité de traitement, mais aussi une expérience accumulée, une connaissance des métiers et des personnes capables d’interroger l’information. C’est ce regard que je souhaite préserver à mesure que nous évoluons : comprendre les données, mais aussi les enjeux de ceux qui les utilisent.

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Raphaëlle Camus

Customer Success Manager Associée

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